Les cadres d'Orange s'offusquent des décisions du régulateur des télécoms dans le domaine de la fibre alors qu'Orange a investi «massivement, bien plus que les autres opérateurs» ces dernières années... 

Alors que Bruxelles avait plaidé pour une régulation soft dans la fibre, le régulateur des télécoms français a choisi une méthode plus brutale en indiquant récemment «il faut attaquer les derniers bastions du monopole».

Des propos que les cadres d'Orange estimnte «sans fondement et choquant».

 «Le régulateur a été un ardent promoteur de la concurrence en instaurant des règles applicables à tous les opérateurs tant sur le cuivre, le mobile que sur la fibre pour accélérer le déploiement des réseaux. Ce n'est pas un hasard si France Télécom devenu Orange, riche de son potentiel humain divers a su conserver son rôle de leader. C'est que l'entreprise a su anticiper les évolutions et faire des investissements dans l'intérêt général. 
Orange construit son réseau fibre en investissant massivement bien plus que les autres opérateurs qui avaient aussi toute latitude d'adopter les mêmes dispositions, d'ailleurs encouragées par ce même régulateur qui dénonce maintenant le cadre qu'il a lui-même mis en place et qui fonctionne puisque nous y parvenons. Fustiger le bon élève, c'est un comble !» ont déclaré les cadres d'Orange.

C'est la publication ce mois des orientations de l'ARCEP sur le marché du fixe qui a mis en colère les cadres d'Orange.

Le syndicat CFE-CGC a notamment déploré le changement des règles après l'adoption du principe de concurrence sur les infrastructures en 2011 pour les zones très denses.

De son côté le PDG d'Orange, Stéphane Richard a délcaré sur Twitter: «la France est en retard sur le THD, il faut donc s'attaquer à Orange, seul opérateur qui investit massivement, cherchez l'erreur».

Le DG délégué d'Orange a notamment pointé dans une interview au Monde que «quand l'opérateur s'est déployé dans les zones très denses tout le monde pouvait le faire. SFR a changé d'avis. Nous ne sommes pas responsable de l'impéritie de nos concurrents. Iliad a cofinancé la construction de 5 millions de prises haut débit FTTH. Ceux qui ne l'ont pas fait sont évidemment très en retard».

De leur côté les cadres d'Orange via l'association ACSED estiment que «certains opérateurs ont fait le choix d'investir fortement hors de France. Orange a privilégié les efforts d'investissement en France et mise sur le Très Haut Débit (Fibre et 4G).  C'est une décision très courageuse de la part d'Orange d'annoncer, malgré tout, le maintien du niveau de ses investissements dans ses réseaux, soit plus de 15 milliards d'euros entre 2015 et 2018 dans le cadre de son plan stratégique ESSENTIELS2020. L'Etat actionnaire, soucieux d'imprimer sa marque dans cette révolution numérique, devrait tirer la sonnette d'alarme».

Il est vrai que les changements réguliers de réglementation sont un mal français. Les entreprises ont pourtant besoin d'un cadre réglementaire stable pour se développer. Orange ne fait que pointer du doigt un problème récurrent qui touche les entrepsies comme les particuliers, la fiscalité et les règles changeant (trop) régulièrement en fonction des partis dirigeant le pays.

www.orange.fr

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