«Les marchés de stélécoms sont des marchés nationaux avec ses régulateurs et ses licences. Nous n'avons pas l'intention de développer Free Mobile au niveau européen» a indiqué Maxime Lombardini, le Chief Executive Officer d'Illiad, la maison mère de Free en apparté de la conférence de presse de lancement de Free Mobile. 

L'opérateur a lancé deux offres un forfait illimité à 19,99 euros pour tous (15,99 pour les abonnés Freebox) et un forfait à 2 euros (gratuit pour les abonnés Freebox) comprenant 60 minutes de communication et 60 SMS.

Ces deux offres sont limitées aux 3 premiers millions d'abonnés, l'opérateur souhaitant gagner rapidement des parts de marché.

«Bien sûr nous, nous perdons de l'argent avec Free Mobile pour le moment. Le coût du réseau avoisinera 1 milliard d'euros d'ici 2018, mais nous investissons pour l'avenir a expliqué Maxime Lombardini.

L'opérateur a limité ses frais en négociant au mieux les tarifs de ses équipements auprès des opérateurs télécoms et en limitant ses frais de structure.

«Bien spur que nous gagnerons de l'argent à terme» assure Maxime Lombardini: «nous comptons aujourd'hui 4800 personnes au supprot chez Free et 700 personnes dans le staff de Free dont 250 personnes pour Free Mobile. Mais le réseau de Free Mobile a été conçu comme un appendice du réseau de Free, ce qui limite les coûts.»

L'opérateur proposera notamment des appels de téléphonie sur IP grâce aux technologies déployées sur son réseau.

Alors que Free détient aujourd'hui une part de marché de 23-24% dans l'ADSL, l'opérateur mobile n'a pas voulu communiquer ses objectifs.

On imagine qu'à terme Free Mobile vise comme Free à s'approprier au moins 20% du marché.

Alors que les clients de Free sont principalement concentrés dans les grandes villes et en ile-de-France, l'arrivée de Free Mobile devrait surtout bouleverser ces marchés où sont fortement présents SFR et Bougues, Orange étant très fort en province, le dégroupage y étant moins développé.

L'impact de Free Mobile devrait donc être particulièrement important dans les grandes villes et en IDF d'où l'accord de Free Mobile pour utiliser le réseau 3G d'Orange dans les zones non couvertes.

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