La division mobile de Microsoft va procéder à 1850 licenciements principalement en Finlande. De son côté, Nokia pourrait se séparer de 10000 à 15000 employés...

lumia 540 nokia windows

Après avoir revendu l'activité de terminaux mobiles d'entrée de gamme à FIH Mobile, une filiale de Foxconn, Microsoft vient d'annoncer la suppression de 1850 postes dont la plupart en Finlande (1350 postes).

Microsoft avait prévu dans le cadre de la revente de l'activité, la possibilité de transférer 4500 employés à terme chez Foxconn.

Lors du rachat de Nokia, 25000 employés de Nokia avaient rejoint Microsoft. En 2014, Microsoft a supprié 18000 emplois dont une majorité d'anciens employés Nokia. Enfin, une autre vague de licenciements a eu lieu en 2015 avec 7800 suppresions d'emplois.

Malgré ces déboires, Microsoft va cependant poursuivre son engagement sur le marché des smartphones.

Le géant du logiciel va continuer à développer la gamme Lumia, son système Windows 10 Mobile et va continuer à soutenir les fabricants utilisant Windows Mobile comme Acer, Alcatel, HP, VAIO…

Il est à noter que la part de marché de Microsoft sur le marché des smartphones est passée de 2,5% au Q1 2015 à moins de 1% au Q1 2016.


Au final le rachat de Nokia par Microsoft aura donc été une hécatombe pour l'emploi high-tech en Finlande. Aura-til été également une erreur pour Microsoft? Le géant des logiciels américains aurait pourtant du profiter de la marque et des compétences de Nokia pour développer un système alternatif à Android. Mais Microsoft n'a pas su ou voulu penser suffisament différemment sur ce marché comme Apple. 

Chez Nokia, la situation n'est pas meilleure pour l'emploi. L'équipementier finlandais (qui ne fabrique plus de téléphones mobiles) pourrait supprimer entre 10000 et 15000 postes selon une information publiée par Reuters.

Pour le moment suite au rachat d'Alcatel-Lucent par Nokia les licenciements sont gelés en France chez Alcatel-Lucent jusqu'à fin 2017 mais pour combien de temps?

Alcatel risque de se retrouver comme la division mobile de Nokia d'ici quelques années: une coquille vidée de ses employés. Espérons que cette logique du pire soit évitée pour cette grande entreprise française high-tech qu'était Alcatel continue à développer des produits d'avant-garde.

On s'étonne tout de même que les pouvoirs publics aient laissés partir à l'étranger l'une des rares entreprises françaises leader sur de nombreux segments de marchés stratégiques.

Rappelons qu'Alcatel était le seul leader français et européen sur le marché des équipements de coeur de réseau IP (N°2 mondial sur le routage IP, plate-forme de base intelligente du réseau Internet), sur le marché des réseaux optiques (N°4 mondial), de l'accès ADSL (N°1), de l'accès VDSL (N°1), du marché GPON (N°3), de l'accès radio pour la téléphonie mobile et des LTE (N°4 )...

La revente d'Alcatel montre l'incompréhension totale des grands enjeux de l'ère numérique.

Quant à Microsoft, la faiblesse de l'activité de téléphone mobile risque de peser à terme sur son offre de Cloud au contraire de Google très présent sur le marché grand public via ses téléphones, son moteur de recherche. De so côté, Amazon, le leader mondial sur ce marché a su profiter de sa très forte auprès du grand public via son site d'ecommerce et ses nouveaux terminaux (tablettes...) pour se tailler la place de leader mondial.

Amazon a su intelligement profiter de l'infrastructure nécessaàire à ses sites d'ecommerce pour revendre ses capacités Cloud à des tiers via son offre Amazon Web Services.

Il reste que Microsoft est toujours la référence dans le domaine des ordinateurs, ce qui n'est pas à négliger : le géant de Redmond est d'ailleurs dans le top 3 mondial des services Cloud avec Google et Amazon.

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