Après avoir fortement communiqué autour de Wimax, Intel vient enfin de lancer comme prévu sa première puce Wimax, l’Intel PRO/Wireless 5116 connue auparavant sous le nom de code « Rosedale ».

« Cette première génération de puces Wimax est basée sur le standard 802.16-2004. Elle vise à  offrir des accès fixes pour offrir une couverture complémentaire aux réseaux xDSL.  Nous proposons grâce à cette puce la couche physique et mac de la transmission Wimax » précise Guy Bouguet, directeur du développement de l’offre Wimax en Europe chez Intel. Mais cette puce n’inclut pas encore le circuit RF (fréquence radio) qui sera intégré dans une seconde étape d’ici 2006. Pour le moment Intel cible les fabricants de modem et de stations de base Wimax comme Siemens, Huawei, Alvarion, Aperto, Proxim… « Nous avons commencé à fournir ces puces Wimax en quantité, mais les volumes ne commenceront vraiment  à décoller qu’en fin d’année. Car avant d’obtenir la certification Wimax, les constructeurs doivent envoyer leurs stations de base et leurs équipements aux laboratoires du Wimax forum à Malaga pour être validés. On ne va donc pas voir d’équipements certifiés Wimax en volume avant le troisième ou le quatrième trimestre 2005 » prévient Guy Bouguet.

Hormis les constructeurs,  Intel effectue un important travail d’évangélisation du Wimax auprès de nombreux opérateurs européens tels qu’Altitude Télécom en France, mais aussi British Telecom ou l’opérateur espagnol Uber banda, l’un des plus en avance dans le domaine du Wimax. Cet opérateur a déployé plus de 200 stations de base Wimax, et a séduit plus de 10000 abonnés professionnels et grand public grâce à son offre Wimax. « Aujourd’hui nous en sommes aux balbutiements du Wimax, même si cette technologie est promise à un bel avenir. Le coût de déploiement d’un réseau Wimax est bien moindre que celui d’un réseau xDSL. » affirme Guy Bouguet. Son avenir est particulièrement radieux dans les pays où la boucle locale n’est pas d’aussi bonne  qualité qu’en France comme en Irlande, au Royaume-Uni. « Même si le réseau téléphonique français est excellent, environ 10% de la population française ne pourra pas avoir accès au xDSL. Et puis les entreprises ou les régions commencent à s’intéresser à cette technologie comme le montre le déploiement d’un réseau Wimax en Vendée par AltitudeTélécom » affirme Guy Bouguet. Dans l’avenir, Intel compte lancer d’ici 2006 un chipset intégrant un circuit RF tri-bande 2.5, 3.5 et 5 GHz, avec des fonctionnalités d’économies d’énergie innovantes afin d’être intégré dans des cartes PCMCIA et dans la plate-forme Centrino pour en faire une technologie mobile en attendant l’intégration dans des téléphones portables ou des PDAs d’ici 2008.  Pour Intel l’avenir du Wilmax passe par la croissance des services IP.  « Aujourd’hui les opérateurs gagnent de l’argent avec la voix. Mais si le trafic IP croit fortement, la cellule des station de base tend à se réduire fortement, c’est là que le Wimax présente un grand intérêt pour décharger la station de base 3G de ce surplus de trafic »pronostique Guy Bouguet. Une chose est sûre. Chez Intel , de plus en plus d’efforts de recherche sont investis dans le sans-fil. Et pourtant la division mobilité existe depuis seulement quatre ans chez Intel. « Même si la fibre et le cuivre sont encore des moyens de connexion prédominants, ils sont  très coûteux à installer.  C’est pourquoi nous croyons beaucoup aux technologies d’accès haut débit et sans-fil comme le WIMAX» conclut Sean Maloney, le vice-président exécutif de l’activité mobilité sans –fil chez Intel.  

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