yamagis-2013

Pour la seconde année, une société française est leader des start-ups européennes au niveau de la croissance: il s’agit d’Ymagis.


Déjà l’an passé une autre pépite française s’était érigée à la pôle position: Critéo, leader du reciblage publicitaire qui a été introduite au Nasdaq (première société française à intégrer le NASDAQ depuis 1994!).

Cette année, Ymagis mène la danse avec un taux de croissance de son chiffre d’affaires de 59 096% sur 5 ans.

Créée en 2007 et animée par des professionnels du cinéma et des hautes technologies, YMAGIS est spécialisée dans les services pour le cinéma numérique. YMAGIS apporte ses services aux producteurs et distributeurs de films et de contenus complémentaires, aux régies publicitaires ainsi qu’aux exploitants de cinéma, afin d’assurer une transition harmonieuse de leurs activités du 35mm au numérique, de leur permettre d’en maîtriser les coûts et d’en tirer le meilleur parti créatif, marketing et financier.

L’offre d’YMAGIS couvre deux pôles d’activité : la gestion des VPF (Virtual Print Fees ou frais de copie virtuelle) et les services aux exploitants et aux producteurs / distributeurs : vente et installation d’équipements pour les cinémas, maintenance et infogérance des matériels de projection numérique, location de lunettes 3D, préparation et acheminement des DCP et KDM, et postproduction. 

Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 39,7 M€ en 2012, en hausse de 53% par rapport à 2011, et un résultat opérationnel courant de près de 15%

« Figurer au classement du Fast 500 témoigne de la rapidité des progrès de notre entreprise, et ce en très peu de temps, et malgré une conjoncture économique particulièrement difficile. Fruit d’un équilibre parfait entre prudence et audace, notre réussite repose sur la création d’un environnement dans lequel nos professionnels se sentent capables de proposer de nouvelles idées. Nous nous réjouissons des opportunités qui nous attendent. » a déclaré Jean Mizrahi, CEO d’Ymagis.

Il est à noter par ailleurs qu'Ymagis a signé ses premiers accords dès 2008 avec 3 studios américains (Paramount, Walt Disney, 20th Century Fox), les distributeurs européens n'ayant signé des accords avec Ymagis que depuis 2011.

86 start-ups françaises dans le classement Deloitte

Plus globalement la France aligne le plus de start-ups en Europe avec 86 sociétés, contre 71 pour le Royaume-Uni et 52 pour les Pays-Bas.

« Plus que jamais, le palmarès Deloitte Technology Fast 500 prouve le dynamisme de la France et son potentiel à créer de véritables champions internationaux. Avec 86 participants, la France reste le pays le plus représenté au sein du classement pour la troisième année consécutive. Cela confirme une nouvelle fois la richesse du vivier économique et industriel du pays » déclare Ariane Bucaille, Associée responsable du Technology Fast 50 chez Deloitte.

Des start-ups souvent rachetées...

Il reste que la France pêche à faire émerger des leaders mondiaux.

Quand les sociétés françaises sont trop rentables ou en trop forte croissance, elles sont souvent rachetées par des sociétés étrangères.

A ce titre la société Pouyet, l’un des leaders du câblage mondial du câblage de réseaux d'entreprises et au fort développement à l’export a été rachetée par une entreprise allemande puis par une société américaine, la multinationale 3M.

Elle avait pourtant réussi à devenir leader en Amérique latine sur un marché hautement concurrentiel.

Les grandes sociétés françaises et les banques ne croient pas assez en l’essor mondial de ces futures pépites high-tech qui manquent souvent de cash et de capital.

Il manque de vraies banques ayant une politique industrielle en France: les banques françaises ne s’intéressant qu’aux secteurs administrés, ou aux marchés captifs/locaux/non-concurrentiels, aux grosses PME ou aux multinationales!

De trop nombreuses PME comme la notre n’ont levé aucun capital auprès des banques ou ne souhaitent pas bénéficier d'aides d'état trop complexes.

A quoi bon développer des start-ups si elles ne sont pas accompagnées dans leur croissance et si l'économie française n'en profite pas à long-terme?

A ce titre Business Object a fait l'objet d'une OPA amicale en 2008 par la société allemande SAP, sans doute plus clairvoyante que ses homologues françaises...et l'économie française n'a pas bénéficié de sa croissance à long-terme sur un maché du décisionnel en plein essor.

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