La Chine vient de réautoriser l’importation des puces H200 tout en développant à marche forcée ses technologies…
Début 2026, les Etats-Unis ont autorisé Nvidia à exporter ses puces H200 mais la Chine avait volontairement restreint leur achat.
Le gouvernement chinois prévoit désormais d’autoriser certaines sociétés comme Alibaba, Deepseek ou ByteDance à réimporter un nombre limité de ces puces (moins de 200 000 au total) note le South China Morning post.
L’objectif est de permettre à certaines sociétés chinoises de continuer à entrainer leurs modèles d’IA avant que les frabaicants de semi-conducteurs chinois rattrapent technologiquement les sociétés américaines ou taïwanaises. La Chine compte désormais plusieurs modèles IA d’importance comme DeepSeek, Kimi K2 de Moonshot AI et Qwen-3 d’Alibaba.
Huawei l’un des plus grands groupes chinois dans le secteur des télécoms, (l’équivalent d’Alcatel revendu malheureusement à l’étranger pour affaiblir la France) développe des semi-conducteurs et son propre écosystème IA appelé CAAN l’équivalent de CUDA de Nvidia.
La Chine progresse rapidement dans les équipements, les puces IA et les mémoires
Huawei a annoncé récemment le développement d'une architecture qui organise les circuits en 3 dimensions au lieu de deux : cela permet d’augmenter la densité des transistors. Huawei aurait appliqué cette technologie à 381 puces produites en série ces dernières années.
Le nouveau processeur Kirin 2026 utilisera pleinement cette architecture et sera dévoilé à l’automne. La puce devrait intégrer 55 % de transistors en plus par rapport au Kirin 9030 Pro soit 238 millions par mm².
Huawei vise ainsi à rattraper Intel et TSMC d’ici 2031 avec des procédés à 1,4 nanomètres contre 2029 et 2028 pour les deux autres compagnies. La société se positionne également comme concurrent de Nvidia avec sa série Ascend 910 dont les performances atteignent 60% de celles du H100 de Nvidia pour les données d’interférences.
D’autres sociétés développent des puces avancées comme Moore Threads, Bien Technology ou Cambricon et bien sûr Biadu avec Kunlun et Alibaba avec Hanguang.
En début d’année 3 sociétés chinoises ont été placées dans le top 20 des ventes d’équipments pour semi-conducteurs pour la première fois en 2025 : Naura Technologies à la 7ème place, Advanced Micro-Fabrication Equipment à la 17ème et Shanghai Microelectronics Equipment à la 13ème place.
La Chine se développe également dans le domaine des mémoires comme le révèle un récent rapport du Korea Institute of Science.
Selon ce rapport la Chine serait désormais en seconde position derrière les Etats-Unis devant la Corée du Sud. Dans les Technologies de mémoire résistive à haute densité la Chine a atteint un score de 94,1% contre 90,9% pour la Corée du Sud. Idem pour les technologies de semi-conducteurs à haute performance et basse énergie où la Chine obtient un score de 88,3% contre 84,1% pour la Corée.
ChangXin est l’une des sociétés les plus avancées dans les DRAM en utilisant une technologie de 16 nanomètres qui se rapproche des technologies 12 et 14 nanomètres de Samsung et SK Hynix.
On voit donc qu’au contraire de l’UE, totalement larguée dans ses réglementations stupides et autoritaires, la Chine est en train de développer comme les Etats-Unis un écosystème global qui lui permettra d’être le seul concurrent réel des Américains.
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